J’ai envie de
te prendre dans mes bras
te dire que ça va aller
que les cauchemars ça ne dure pas
J’ai envie de
te raconter des mensonges
du miel, du sucre, des boîtes
à gâteaux vides
te dire que ça va s’arrêter
qu’on ne va pas toujours détruire
que les bombes ne pleuvent pas en été
et qu’un jour
quand tu seras grand
tu y retourneras
J’ai envie de
te dire de te taire
que ça sert à rien de gueuler
que ça me perce le cœur
que je peux rien faire pour t’aider
J’ai envie
d’étouffer tes cris
qui brisent la conscience de tout le monde
de te fuir de te cacher
sous un drap pudique et sombre
Je sais que
je devrais te donner t’accueillir t’ouvrir
le cœur la porte les mains
mais je ne peux pas
j’ai pas la force j’ai pas la foi
j’ai juste
une poignée de pièces
qui sentent l’avare et la peur
Et je détourne
la tête et la pensée
je presse le pas dans les couloirs bondés
poursuivie par ta voix
qui hurle encore encore
ces mots que je ne comprends pas.
Très réussi je trouve, j'avais la même sensation que si je passais en vrai devant... Et je pense que ça parle à beaucoup de monde.
"Qui brise la conscience de tout le monde" -> Ce vers m'a paru un peu plus superficiel que les autres et j'ai bugué dessus dans le rythme.
Une fois de plus un très beau poème qui doit être clamé. J'ai le même problème que nani et il y a le "encore"x2 qu'il faut garder mais je me demande s'il ne faudrait pas qu'il y en ait un seul sur sa propre ligne.
Désolée de répondre si tard, j'ai eu quelques problèmes d'accès à Oméga ces derniers temps.
Merci pour vos messages, je suis contente que ce texte soit globalement efficace. Je ne comprends pas trop le problème rythmique dans le vers que vous relevez tous les deux mais je vais réfléchir à une amélioration pour le sens.
J'ai lu les commentaires avant le texte... et j'avoue que j'ai aussi buté sur Qui brise la conscience...
Je ne sais pas si qui brisent les consciences régleraient la rythmique, car j'ai l'impression que c'est l'expression «la conscience de tout le monde» qui paraît longuette par rapport au reste du poème
C'est vrai... Peut-être "qui brisent la conscience" tout court ?
Est-ce que : "qui brisent la conscience des passants" irait mieux ? Parce que je n'arrive vraiment pas à réduire plus la longueur de ce vers. Dans ma prosodie, ça ne passe pas.^^
Je trouve ça mieux mais moins bien que plus court pour le sens (pour le rythme je comprends)