Après l'Deuil du Cyclone
Nous sommes enfin libres de nos tombeaux fragiles
Moi, ma femme et ma fille, mais elle est morte hier
Elle nous a tout gobés, malgré bien des prières
Cette chose sans forme au nom d’avaleuse d’îles
Plus de rue, plus de vies, pas même trace du ciel
J’ai perdu ma gamine fauchée par un torrent
Craché par des bourrasques, vomi par trop de vent
Ram'nez-moi mon enfant, pas vos aides matérielles
Pleurez votre douleur, derrière vos beaux écrans
Où la bête est cloitrée, et danse en massacrant
Un pays en entier et le laisse étripé
Fillette tu n’es plus. Moi j’éructe et j’explose
Beau spectacle nos morts, filmez bien les nécroses
« Rassurez vous, victimes, le vent s’est dissipé »